Ce matin j'ai pu me réveiller par la douce chaleur des rayons de soleil sur mon visage. J'ai toujours su que cela m'avait manqué. Là bas dans la forêt avec Meïko on avait pas de lumière... c'est peut-être pour cela qu'elle est pâle et ne bronze pas cette fille ? J'ai étiré mes muscles et je me suis senti rassurée de sentir mes papas près de moi. C'est vrai que j'avais un peu honte de ne pas avoir pu les serrer dans mes bras hier soir, mais j'étais tellement fatiguée et puis... je ne savais pas comment m'y prendre. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas eu de contact pères-fille que je crois que je ne m'en souviens plus très bien. La chambre entière était bercée par la lumière, j'ai glissé lentement de mon lit et je suis venue me poster à la fenêtre. Avant ici c'était la chambre de Xarann, maintenant il est dans celle de Deechlann, ainsi il peut mieux observer Papa quand il médite dans son arbre. Je pense que c'est surtout parce qu'ainsi il peut mieux voir si sa petite copine arrive. Il y a encore sur les murs quelques dessins de quand j'étais encore petite. Je lui en offrais assez souvent. D'ailleurs maintenant que je m'en rend compte, derrière mes lignes éparses on peut lire quelques phrases écrites sur la machine à écrire de papa. Quelle chipie alors ! Je tiens peut-être ici un chef-d'oeuvre caché sous mes ratures ? Rien que d'y penser, j'avais presque envie de rire, mais je me suis soudainement arrêté. Sur le mur, il y avait un dessin bien à part. On pouvait m'y voir dans ma petite robe colorée et près de moi un grand bonhomme avec les cheveux noirs et les yeux rouge... j'ai souri et ma peine est sortie de mon corps. Mes genoux m'ont lâché et je me suis effondrée sur le parquet. Mes larmes n'ont pas tarder à sortir et ont noyé mes yeux. Mes sanglots étaient douloureux et me bloquait la poitrine. Je repensais à mon frère qui n'était pas près de moi, ce frère qui m'avait promis...
Je me suis relevée, décidée à avoir enfin ma réponse. J'ai enfilé mon kimono qui était sec et j'ai sauté par la fenêtre d'un geste bref et précis. Mes pieds ont touché les petits graviers mais cela n'avait plus aucune importance. Je voulais voir mon frère.
Je savais où il se trouvait je n'avais qu'à humer l'air autour de moi, je saurais le retrouver facilement. Et puis... au fond de moi je savais bien qu'il était chez Tonton Michel. Je n'étais allé qu'une seule fois mais le chemin était facile à trouver. J'ai fini par me poser dans le jardin aux allées bien entretenues et aux fleurs presque fanées. Une haie pouvait dissimuler mon petit corps s'il venait à arriver quelqu'un que je ne voudrais pas voir. Je distinguais avec peine si mon frère était dans la maison car je sentais surtout l'odeur de Raziel. J'étais prête à rebrousser chemin quand j'ai senti un souffle sur mon épaule. Je me suis retournée brusquement et devant moi était figé un homme nu. Ses courbes délicates et appétissantes offertes à la jeune fille imprudente. Je l'ai regardé dans les yeux pour ne pas qu'il puisse apercevoir mon émoi devant sa nudité et la seule phrase idiote que j'ai pu lui lancer : "t'es encore à poil ? Ça a pas changé !" Deechlann ne m'a pas répondu, ses yeux me fixaient presque maladroitement. Que pouvais je faire en cet instant ? Partir et le laisser pantois sur le gazon ? Non...
Je me suis avancée vers lui et j'ai posé ma tête sur son torse. Mes mains ont enserré sa taille et je l'ai serré très fort contre moi. Il a fini par réagir et a posé ses mains sur ma tête me prodiguant de douces caresses sur les cheveux jouant avec quelques mèches. Nous étions là dans le silence de l'aube. Ne sachant quoi dire et quoi faire, presque gênés de se découvrir pour une nouvelle fois...
Au fond de mon être mon petit cœur battait très fort... il était encore plus beau que dans mes souvenirs de petite fille...
Je me suis relevée, décidée à avoir enfin ma réponse. J'ai enfilé mon kimono qui était sec et j'ai sauté par la fenêtre d'un geste bref et précis. Mes pieds ont touché les petits graviers mais cela n'avait plus aucune importance. Je voulais voir mon frère.
Je savais où il se trouvait je n'avais qu'à humer l'air autour de moi, je saurais le retrouver facilement. Et puis... au fond de moi je savais bien qu'il était chez Tonton Michel. Je n'étais allé qu'une seule fois mais le chemin était facile à trouver. J'ai fini par me poser dans le jardin aux allées bien entretenues et aux fleurs presque fanées. Une haie pouvait dissimuler mon petit corps s'il venait à arriver quelqu'un que je ne voudrais pas voir. Je distinguais avec peine si mon frère était dans la maison car je sentais surtout l'odeur de Raziel. J'étais prête à rebrousser chemin quand j'ai senti un souffle sur mon épaule. Je me suis retournée brusquement et devant moi était figé un homme nu. Ses courbes délicates et appétissantes offertes à la jeune fille imprudente. Je l'ai regardé dans les yeux pour ne pas qu'il puisse apercevoir mon émoi devant sa nudité et la seule phrase idiote que j'ai pu lui lancer : "t'es encore à poil ? Ça a pas changé !" Deechlann ne m'a pas répondu, ses yeux me fixaient presque maladroitement. Que pouvais je faire en cet instant ? Partir et le laisser pantois sur le gazon ? Non...
Je me suis avancée vers lui et j'ai posé ma tête sur son torse. Mes mains ont enserré sa taille et je l'ai serré très fort contre moi. Il a fini par réagir et a posé ses mains sur ma tête me prodiguant de douces caresses sur les cheveux jouant avec quelques mèches. Nous étions là dans le silence de l'aube. Ne sachant quoi dire et quoi faire, presque gênés de se découvrir pour une nouvelle fois...
Au fond de mon être mon petit cœur battait très fort... il était encore plus beau que dans mes souvenirs de petite fille...
